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 Mère Castor, raconte nous une histoire!

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eikko
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MessageSujet: Mère Castor, raconte nous une histoire!   Ven 12 Juin - 11:32

Voici une petite histoire écrite par moi pour l'occasion de ma candidature chez les nains. mais comme je l'aime bien je vous la fait partager. Enjoy!



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MessageSujet: Re: Mère Castor, raconte nous une histoire!   Ven 12 Juin - 11:34



Ce soir est un jour d’exception dans le terrier des Wabbit : tout le monde rit et chante, des plats de cawottes sont disposés un peu partout sur les tables, et les cris des tiwabbits se mêlent dans le brouhaha des conversations animées ; ce soir, c’est la merveilleuse soirée de Nowel. Alors que le calme retombe doucement après le repas arrive l’heure tant attendue par tous les tiwabbits : l’heure du conte de Nowel ! Tiwa et Miniwa ont enfilé leur plus beau pyjawa, et Kiafwa s’est enroulé dans une énorme couverture au coin du feu. Dans la cheminée crépite joyeusement un petit brasier à côté du quel, dans un grand fauteuil moelleux, est assis GwanPaWa avec sur ses genoux Kiwafin. Lorsque que GwanMaWa se lève, tout le monde se tait et plus un bruit ne vient rompre ce silence sacré, même Kiwafin a cessé de se trémousser et suçote tranquillement sa cawotte. Alors que GwanMaWa se hisse sur la pointe des pattes pour saisir l’énorme Livre des Conte de Nowel, tous les yeux s’écarquillent, même le Sapikenpot retient son souffle dans l’attente du moment magique. La vieille Wa s’assoie au centre de la pièce, et, de ses mains malhabiles, tourne les pages parcheminées par tant de siècles de lecture. Elle s’arrête sur une page particulièrement froissée, enfile ses lorgnons et sa voix s’élève lentement dans la petite pièce éclairée seulement par les flammes qui dansent dans l’âtre :


Il était une fois un xelor nommé Isil et une crâette qui portait le joli nom d’Elwing. Ils logaient dans une petite chaumière dans les contrées de Sidimote, à quelques pas du temple de Rushu, ayant été contraints de fuir la ville où régnait famine et pauvreté. Ils vivaient sur les modestes revenus de leur dur labeur, gagnant chaque jour à la sueur de leur front leur repas tant mérité ; Elwing passait ses journées au fourneau, pétrissant la pâte, cuisant et vendant son pain tandis que Isil lui partait de bon matin sa faux à la main faucher les champs et semer les graines. La vie ne leur était pas facile, ah ça non, mais ils étaient heureux ; La seule chose qui leur manquait, à leur yeux la plus importante, était un enfant dans leur foyer. Ils ne rêvaient que de ce petit être qu’ils pourraient choyer et aimer, et à qui ils pourraient donner les moyens de vivre une vie meilleure que la leur. Mais le sort en avait décidé autrement, et à mesure que le temps passait ils désespéraient de voir un jour entrer dans leur vie le petit rayon de soleil qu’ils attendaient depuis si longtemps maintenant.


GwanMaWa s’éclaircit la voix, alors que tous la regardent fixement en attendant avec impatience la suite de l’histoire.


Un beau soir de Nowel – c’était pour eux un jour comme les autres car les gens de petite condition ne peuvent se permettre de célébrer cette si jolie fête – Elwing se surprit à regarder par la fenêtre en songeant à la vie qu’elle aurait pu avoir… La neige tombait à gros flocons, et la lune éclairait de son halo bienveillant le paysage immaculé. Depuis longtemps elle ne croyait plus au PèreNowel, mais, y avait elle cru un jour d’ailleurs, elle ne le savait plus… En regardant les rayons de lune jouer entre les flocons, elle fit le vœu de pouvoir partager un jour avec un petit être ces moments incroyables, et de faire revivre à travers lui la magie de Nowel. Ce qu’il y a de merveilleux avec Nowel, c’est qu’il n’y a pas besoin de croire au PèreNowel, ni de lui écrire une lettre pour qu’il vous entende ; il suffit de vouloir les choses suffisamment fort, et, si vous le méritez, il fera tout son possible pour vous combler.


-C’est vwai GwanMa ?? Si ze pense twès fow à mon cadow tu cwois que le PewNowel va me l’appowter ? s’écria Tiwa avec un sourire jusqu’aux oreilles.
- Tiwa, ne m’intewomps pas pendant que je pawle ! Tu sais twès bien que si tu as été sage cette année le PewNowel t’appowtewa des cadows, sinon gawe à toi, c’est le PewFwetard qui viendwa mettwe un bout de chawbon sous ton oweiller ! Bon, je weprends.



Cette nuit là, le PèreNowel était malheureusement trop occupé à préparer ses rennes et son twaineau pour la grande tournée de cadows, et de toute façon il était déjà trop tard, les glutins aussi ont droit de ne pas travailler la nuit de Nowel. Mais la mère Nowel, elle, assise dans son petit fauteuil en train de tricoter une écharpe à Wudolph le premier Renne, entendit l’appel désespéré d’Elwing. On ne parle pas assez souvent de la MèreNowel, mais son rôle est bien plus important qu’on ne peut le croire ! Elle se leva lentement de son siège – rapport à son arthrite – et marcha jusqu’au micwoonde. Elle saisit le tupeware qui s’y trouvait, et se diriga vers la porte de la grange. Au même moment celle-ci s’ouvrit et le PèreNowel fit irruption dans la pièce.

« - Hey Gewtwude, où qu’c’est qu’t’as encore mis mon costume de Nowel ? Quoi, comment ça t’la pas encore r‘passé ?? Nan mais c’est pas possib’ ça, on peut vraiment t’confier aucune mission à toi ! De toute façon c’est toujours pareil ici, on peut compter qu’sur soi même…
- Woger, cesse donc de bougonner comme ça ! Tu vas faire peur aux p’tits enfants, dis ! Au lieu de te complaindre sur ton costume, tu ferais mieux d’écouter un peu plus ce que les gens ont à te demander !
- Tu veux parler de la ‘tiote Elwing ? J’peux plus rien pour elle moi, et pis tiens toi qu’est si maline, explique moi donc comment que j’pourrais lui fabriquer moi son mioche ?? J’suis pô Gepetto moi ! Allez, j’vais mett’ les cadows dans l’twaineau, appelle moi quand t’auras fini. »

Mais la MèreNowel était plus coriace qu’il n’y paraissait, et elle ne se laissa pas abattre si facilement. Elle regarda autour d’elle à la recherche de ce qui pourrait bien lui servir à réaliser le vœu de Elwing. Elle se mit à fouiller méthodiquement chaque placard, chaque meuble, chaque endroit où aurait pu se cacher le moindre indice susceptible de l’aider ; mais tous ses efforts, aussi louables furent ils, restèrent vains et elle ne trouva rien… La mort dans l’âme, elle retourna s’asseoir dans son fauteuil pour y réfléchir. Et là, tout à coup, un sourire éclaira son visage ; c’était pourtant si simple ! On ne répétera jamais assez que la solution la plus évidente est toujours celle que l’on voit le moins. Elle se leva d’un bond – puis grimaça suite à l’atroce douleur qui lui traversa les genoux – et boita tant bien que mal jusqu’à la cheminée en face d’elle. Sur le montant en marbre rouge des mines aquatiques de Sufokia, entre les cendres de feu sa défunte mère et le vase en bronze offert par son mari à la dernière SaintBallotin se trouvais ce qu’elle cherchait : Un superbe Dofus, plus bleu que la plus bleue des mers sous un ciel sans nuage. Cet œuf aux couleurs chatoyantes était un cadeau de famille qui se transmettait de mère en fille dans la famille depuis des temps immémoriaux ; la légende raconte que cet œuf aux pouvoirs magiques illimités proviendrait d’un petit fragment de la lune qui se serait brisé en deux en tombant sur la Terre, l’autre morceau n’ayant apparemment jamais été retrouvé. Mais elle savait qu’il était temps aujourd’hui de l’utiliser, et bien que cela lui fende le cœur, elle comprenait la mission qui lui incombait.



- GwanMa, GwanMa, c’est le même œuf qu’il a tonton DwagonCochon, dans la gwande vitwine du labywinte ? Demanda Miniwa en se trémoussant sur place.
- Miniwa, qu’ewt ce que j’ai déjà dit ? Il faut se taiwe pendant le conte ! Mais oui, c’est bien ce même œuf dont nous pawlons. On dit qu’il n’existe que deux exemplaiwe de ce Dofus au monde, mais qui sait… peut êtwe un jouw en twouvewas tu un twoisième… Bon, où en étais-je ? Ah, oui…


La MèreNowel se saisit du Dofus, qui se mit à pulser une étrange lumière entre ses mains. Elle maitrisait depuis son enfance une magie formidablement puissante, mais qu’elle s’interdisait d’utiliser sauf cas exceptionnel. Elle ferma les yeux et toucha délicatement l’œuf du bout des doigts en récitant des paroles magiques. L’œuf se mit à vibrer et à émettre encore un peu plus de lumière, puis tout à coup il s’éteignit et se retrouva inerte comme un vulgaire caillou. En vieillissant elle avait perdu un peu de ses pouvoirs, elle sut qu’elle allait avoir besoin d’aide. Elle regarda par la fenêtre et aperçut la lune au loin à l’horizon, comme un gigantesque disque d’opale translucide qui projetait sur le paysage enneigé sa lumière bienveillante. Elle plaça le dofus juste devant la fenêtre, et dès que les rayons de la lune caressèrent sa surface, l’œuf se remit à vibrer et à scintiller, plus calmement, plus sereinement. Elle remit sa main à la surface de l’œuf, le sentant pulser, le sentant vivre. Elle récita la même formule que précédemment et tout à coup l’œuf devint brulant et éclaira la pièce d’une vive lumière ; puis tout redevint inerte. Espérant que sa magie avait fonctionné, la MèreNowel confectionna un bel emballage et se hâta de mettre son cadeau avec les autres.


GwanMa saisit un verre d’eau et but lentement une gorgée, avant de reprendre :


Le matin de Nowel, alors qu’Elwing se levait comme tous les jours pour préparer sa pâte, elle trouva devant le fournil un étrange paquet. Elle hésita à l’ouvrir, pensant à une erreur, car jamais personne ne lui avait offert de cadeaux ; Mais le nom qui figurait sur le paquet ne pouvait porter à confusion, ce cadeau lui était bien destiné. Elle le déballa hâtivement, prise tout à coup d’un élan de curiosité. Mais quelle ne fut pas sa déception de découvrir que ce paquet ne contenait qu’un vulgaire caillou, assez gros et joli au demeurant, mais tout de même tellement inutile… elle se dit pour se consoler qu’elle pourrait peut être en tirer un bon prix au marché dimanche prochain. Cette journée fut pour elle la même que toutes les autres, si ce n’est que se trouvait sur le bord du fournil cet étrange pierre bleue, qui ne cessait de l’obséder sans qu’elle comprenne pourquoi. Alors que la nuit tombait sur les plaines de Sidimote, la lune apparut dans le ciel. Elwing travailla dur, des heures durant elle pétrit sa pâte, et la lune montait doucement dans le ciel. Lorsque les premiers rayons de lune effleurèrent la pierre, elle se remit à scintiller et à pulser. Elwing sursauta et accouru vers l’œuf ; le spectacle dont elle fut témoin à ce moment resta à jamais gravé dans sa mémoire : la pierre devint de plus en plus brillante, luisante même, et tout à coup une lumière bleue illumina la pièce, l’éblouissant. Lorsque la lumière s’éteignit, la pièce était remplie de paillettes bleues minuscules et scintillantes, qui retombaient au sol tel de la poussière d’étoile. Et au centre de la pièce, couchée sur un drap blanc comme la neige, éclairée par les rayons de la lune se trouvait une petite eniripsa, dont les ailes bleues turquoises étaient le seul souvenir de son origine. Elwing prit l’enfant dans ses bras, se tourna vers le ciel et remercia du plus profond de son cœur. Elle nomma la petite Moonlight pour que jamais l’on n’oublie son origine si exceptionnelle.

FIN


- Dit GwanMa, c’est vwai cette histoiwe ? C’est comme ça qu’on fait les tiwabbits ?
- Kiafwa, on repawlewa de ça plus taw si tu veux bien ! Allez, maintenant c’est l’heuw pouw les tiwabbits d’aller se coucher, le PewNowel ne passe que si tout le monde est endowmi !
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Ruengios

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MessageSujet: Re: Mère Castor, raconte nous une histoire!   Ven 28 Aoû - 23:39

Vivement Nôwel prochain, que tu nous contes d'autre belles histoires.
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